Projet Loracrafft

image (c) Antoine Morandi

 

 

Le but du projet Loracrafft (avec deux "f") est de construire une application en php/Python/Pillow/Keras (pour le proof of concept) disponible sur le Web pour traduire, à partir de photos, des textes écrits en égyptien hiéroglyphique du Moyen Empire (pour commencer) en français et en anglais.

 

Dans un premier temps, les images représentant les textes à traduire seront fournies par l'utilisateur via un téléchargement. Dans un deuxième temps, elles pourraient être issues de clichés pris avec un smartphone ou une tablette, lorsque l'application aura été convertie en un langage utilisable sous Androïd et macOS.

 

Le projet est découpé en phase de la façon suivante :

 

phase 1 : disponibilité du texte source

  • peinture murale

  • gravure murale

  • gravure sur pierre

  • peinture sur papyrus

  • peinture sur ostraca

  • peinture sur bois

  • photos

phase 2 : conversion du texte source en images de haute qualité à traiter par la machine (ordinateur, tablette, smartphone, etc.)

 

phase 3 : reconnaissance du signe indicateur du sens de lecture

 

phase 4 : reconnaissance des signes de façon groupée

 

phase 5 : classification grammaticale

 

phase 6 : découpage en mots

 

phase 7 : conversion des mots en codes MdC

 

phase 8 : translittération

 

phase 9 : traduction en français

 

phase 10 : lecture audio du texte résultant

 

 

L'idée derrière la conception de cette application est de fédérer des "buildings blocks" déjà existants pour réaliser certaines des phases ci-dessus :

 

Pour la phase 4, nous pensons à l'outil Tomb Reader de Morris Franken et Jan van Gemert

 

Pour les phases 5 et 6, nous pensons suivre les travaux de Serge Rosmorduc

 

Pour les phases 3 et 7, nous pensons à l'outil Hieroglyphs AI de Evgeniy & Alexander Sulimov

 

Pour la phase 8, un tel tableau existe déjà, aimablement fourni par Raymond Monfort

 

Pour la phase 9, votre serviteur en a déjà commencé la production à partir de l'annexe "Lexique égyptien-français" de l'ouvrage de Jean-Pierre Guglielmi, L'égyptien hiéroglyphique, (c) 2021 Méthode Assimil, avec autorisation écrite (pourrait être intelligemment remplacé par une version online du Faulkner telle qu'elle existe sur le site du Projet Rosette).

 

En ce qui concerne la phase 10, nos ordinateurs se chargeront du travail sans nous...

 


Rappel de la problématique[1]

 

A - un signe peut être :

  • un pictogramme, il exprime l'objet ou l'action dont il représente l'image

  • un idéogramme, il exprime une idée visible ou invisible

  • un phonogramme, il représente un ou plusieurs sons

  • un complément phonétique, il sert à différencier deux termes de prononciation différente mais représentés de façon identique

  • un déterminatif, il sert à différencier deux termes de sens différent mais représentés de façon identique

B - l'écriture hiéroglyphique se caractérise par l'absence

  • de séparation, d'espace entre les mots

  • de ponctuation, de marques de séparation entre les phrases

  • de caractères "majuscules"

  • d' "orthographe" (graphie) fixe

C - l'image d'un signe peut être altérée

 

D - un cadrat peut contenir plusieurs signes

 

E - distinguer cartouches, sérekh et hout

 

F - nécessité d'un corpus

 

G - nécessité de déterminer l'époque du texte pour en connaître les spécificités linguistigues

 

H - détermination des contextes temporels (perfectif, imperfectif)

 

I - propositions à prédicat adverbial vs nominal, avec ou sans lexèmes.

 

K - certains signes peuvent être abrégés, tel N25 : en

 

(page en cours de conception)

 

 


[1] Sources : Cours d'égyptien hiéroglyphique, Grandet-Mathieu (Khéops) / L'égyptien hiéroglyphique, JP Guglielmi (Assimil), Cours d'épigraphie égyptienne, P. Le Guillou (association Imhotep), Grammaire raisonnée de l'égyptien classique, Malaise-Winand (université de Liège), publications académiques diverses.

 

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page mise à jour le 15/02/2022 10:25